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CLASSIFICATION DES CHAMPIGNONS

                                               Par M.G. Poillotte

1)   Définition actuelle du règne fongique (après les premières corrections apportées par la biologie moléculaire).

La nouvelle définition reprend les notions que nous avons signalées dans la partie « Généralités » mais avec plus de précision.

Pour être un champignon il faut :

§  être Eucaryote : chaque cellule contient un ou des noyaux ;

§  être Hétérotrophe : le champignon ne contient pas de chlorophylle ; il ne peut pas effectuer de photosynthèse ; il doit trouver son carbone dans les substances élaborées par d’autres êtres vivants ;

§  Absorber sa nourriture : le champignon pénètre dans sa « proie », digère les matières organiques et absorbe les nutriments dont il a besoin.

§  être Thallophyte : pas de racine, pas de tige, pas de feuilles, l’appareil végétatif ou thalle est constitué de longues cellules enchevêtrées, les hyphes qui forment le mycelium ;

§  être Cryptogame : reproduction par des spores ne possédant pas de flagelle (ou un seul flagelle) ;

§  avoir une paroi cellulaire chitineuse (comme les insectes) et jamais cellulosique (comme les plantes) 

 

2)   Nouvelle classification (d’après celle enseignée par Régis Courtecuisse en 2006).

Nous passerons rapidement sur les grandes divisions qui intéressent peu les mycologues amateurs que nous sommes pour nous attarder davantage sur les deux divisions qui contiennent les champignons macroscopiques que nous récoltons dans la nature.

 

Pour commencer, rappelons quelques terminaisons à retenir pour s’y retrouver dans la classification :

 

  

   

    MYCOTA                  Division

    MYCOTINA             Sous-Division

    MYCETES                Classe

    MYCETIDEAE          Sous-Classe

    ALES                       Ordre

    INEAE                     Sous-Ordre

    ACEAE                     Famille

    OIDEAE                   Sous-Famille

 

 

 

Parcourons les 6 divisions de cette nouvelle classification :

 

1)   Deuteromycota : il s’agit d’un groupe artificiel, hétérogène, mais qui contient de nombreuses espèces d’importance économique mondiale (Penicillium en forme de petits pinceaux très connu en médecine et pharmacie, Fusarium  responsable de la maladie de Panama qui tue les Bananiers ou  agents de mycoses, Aspergillus dont certains causent des infections sévères chez l’homme et chez l’oiseau …). On les appelle aussi « champignons imparfaits » ou Fungi imperfecti. Ils sont septés ( hyphes cloisonnées) et se multiplient de façon non sexuée. On ne connaît pas, s’ils en ont une, leur forme de reproduction sexuée.

2)   Glomeromycota : ces champignons n’ont pas de reproduction sexuée. Leur mycelium est formé de longs tubes non cloisonnés, on dit qu’il est siphonné. La plupart des plantes terrestres sont colonisées par des champignons appartenant à ce groupe ; comme dans toute symbiose ceux-ci jouent un rôle important dans la nutrition, la croissance, la protection et la défense de la plante hôte.

3)   Chytridiomycota : vaste groupe de champignons considérés comme primitifs. Leurs spores sont uniflagellées. Les parois cellulaires contiennent de la chitine. Surtout aquatiques, ils préfèrent les eaux douces. Certaines espèces s’attaquent aux batraciens mais aussi au mais, à la luzerne et à beaucoup d’autres plantes. Présents dans l’estomac des ruminants, ils dégradent la cellulose.

4)   Zygomycota : leur mycelium est siphonné. Ils sont regroupés en deux classes : Zygomycètes à reproduction asexuée et Trichomycètes à reproduction sexuée. Citons quelques exemples : les Mucors et autres moisissures utilisés pour faire les fromages ; d’autres, parasites des plantes et des animaux, interviennent  dans la lutte conte les insectes nuisibles ; enfin un grand nombre sont abondants dans les sols comme partenaires endomychorhiziens.

 

Les Myxomycètes n’appartiennent pas au règne fongique car leurs spores possèdent deux flagelles, ils présentent une phase de plasmode mobile et ils n’ont pas de paroi donc pas de chitine. Ils sont toutefois étudiés par les mycologues.

Les grands parasites des cultures (Mildious de la vigne, de la pomme de terre ; hernie du chou …) qui ont des spores biflagellées, des hyphes sans cloisons et une paroi cellulaire cellulosique ne sont plus des champignons.

 

Après cette présentation peut-être un peu longue et ardue, mais qui montre l’étendue, la diversité et l’importance du monde des champignons, nous en arrivons aux « champignons supérieurs » avec les deux divisions : Ascomycota et Basidiomycota, qui contiennent tous les champignons que nous mangeons et/ou étudions.

 

5)   Ascomycota : il peut exister une reproduction asexuée. La reproduction sexuée donne des ascospores apparaissant souvent au nombre de 8 à l’intérieur des cellules fertiles nommées asques. Souvent ces derniers sont bien rangés dans des petits organes en forme de coupes et séparés par des poils ou paraphyses. Les hyphes sont septées. Les spores ne sont pas flagellées. Il y a présence de chitine.

 

                      

                              Un asque de Disciotis venosa

 

 

6)   Basidiomycota : il n’y a pratiquement plus de reproduction asexuée. La reproduction sexuée donne des basidiospores placées au sommet et à l’extérieur des cellules fertiles appelées basides. Les spores sont souvent au nombre de 4 ou 2,  portées par des sortes de cornes  ou stérigmates. La partie fertile portant les basides ou hymenium peut prendre des formes très variées : lamelles, tubes, aiguillons…

 

                                     

              

           Basides de Cortinarius cinnamomeofulvus

        

   

           Ces deux divisions comportent de nombreuses espèces bien classées en genres, familles, ordres, classes. Nous en présentons un large éventail avec les photos des pages suivantes.

  
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